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 Visite à Cuba

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Al Marino



Messages: 21
Date d'inscription: 11/11/2008
Age: 96
Localisation: Little Italy.

MessageSujet: Visite à Cuba   Sam 11 Avr - 21:33

J’ai réservé un billet d’avion ce matin même après avoir lu l’article dans le journal. J’ai réussis à en avoir un qui partait tôt dans l’après midi, et je suis partit pour arriver le plus rapidement possible chez ce milliardaire.
Si il y a bien une chose que Pietro m’a appris, c’est que même ceux qui sont milliardaire veulent être encore plus riche. Moi je compte bien le devenir. Ou au moins j’aimerai devenir aussi puissant que… que… Coleman. J’aimerai qu’il en soit autrement mais cet homme est un modèle pour les gens comme moi qui veulent faire fortune.
J’ai laissé à mon équipe le soin de rouvrir toutes nos façades. Le restaurant est donc de nouveau en service, ainsi que le magasin de tabac. On leur a donné le peu d’argent qui nous restait pour qu’ils se remettent en route. Maintenant ils m’attendent, et ils espèrent tous que je ne vais pas revenir les mains vides…
Je suis arrivé à la Havane vers 17 heures. J’ai tout de suite appelé le numéro que m’avait donné le sorcier, et j’ai pris un rendez vous aujourd’hui même au près du secrétaire de ce Farticelli, un italien lui aussi. Je n’ai pas vraiment de quoi marchander. Il va falloir que je sois convaincant, très convaincant. Je suis dans un petit bar. J’attends cet homme avec qui je vais devoir négocier. C’est alors qu’une ravissante femme s’assit à côté de moi. Elle était jeune, très jeune, peut-être plus que moi. Je lui ai simplement dit :

-Mlle je suis désolé mais quelqu’un va venir ici, cette place est prise.
-Oh pardon, excusez moi. Je me pousse.

Cette demoiselle s’est poussée d’un cran. Puis j’ai attendu, près d’une heure. J’ai patienté longtemps, je me suis dit qu’un homme aussi riche devait avoir du travail, des occupations… La fille à côté de moi aussi a attendu. Un ami peut-être, ou autre chose. On est resté comme ça tous les deux, avec un vide entre elle et moi. Puis n’y tenant plus d’être là à rien dire, j’ai sortit :
-On dirait qu’on nous a posé un lapin à tous les deux !
Cette jolie jeune fille me regarda en souriant et me répondit :
-Effectivement, j’attendais quelqu’un, c’était un rendez-vous important, et j’attend ce moment depuis assez longtemps et je dois avoué que je suis très déçue.
-Tiens c’est marrant tout de même, parce que moi aussi je suis dans la même posture que vous.
Elle me sourit encore, puis se remis à côté de moi. Elle me tendit la main et dit :
-Enchanté, je m’appel Suzie.
-Et moi… Al, pour faire simple !
-Oui, vous avez un nom italien à rallonge c’est ça ?
-Oui comment vous le savez, vous avez bien l’air d’un italien !
-Merci, c’est un compliment de mon point de vue.
Elle rit, puis commanda un vers. Je ne sais pas quoi, je dois avoué que j’étais captivé, captivé par… par son nez.
C’est stupide je sais, mais elle avait un nez si… harmonieux. C’est le seul mot pour le décrire, et la décrire comme je la voyais. Un accord parfait entre les différentes parties de son corps, entre elle, et avec toutes, pour former un ensemble gracieux, ou chaque chose découle d’une autre, matérialisant ainsi un corps tout simplement… parfaitement beau.
Elle se tourna de nouveau vers moi avec un beau sourire, ni trop grand, ni trop petit. Simplement deux belles courbes superposées formées par ses belles lèvres. Elle me dit :

-Moi aussi je suis italien, enfin seulement du côté de ma mère. Mon père est américain, d’où mon prénom Suzie.
-Ah, et quel est votre nom ?
-Farticelli.
J’étais en train de boire une gorgé du scotch que j’avais commandé. J’ai failli m’étouffer en entendant ce nom. J’ai du me pencher en avant et souffler un grand coup pour retrouver une respiration plus régulière. Elle posa sa douce main sur mon bras nu, car je portais une chemise à manche courte ? Je sentis sa peau sur la mienne et cela me fit frémir. Je me suis relevé et j’ai simplement dit que je m’appelé Alfredo Vasco Marino. Elle me regarda d’un drôle d’air et me répondit :
-Je… je ne m’attendais pas à cela.
-Bah vous pouvez me croire, moi non plus je ne m’attendais pas à… à aussi beau.
Ces paroles avaient jailli de moi, comme si une force irrésistible les avait tiré avec une corde pour les faire sortir de ma bouche. Elle ne s’offensa pas, elle sourit à nouveau puis me dit :
-J’ai hérité… c’est pour ça.
C’est tout ce que j’eut en guise d’explication, mais j’en conclu rapidement qu’elle devait être orpheline. Et pour m’expliquer à mon tour je lui répondis :
-J’ai… j’en sais rien. Je suis arrivé là sans m’en rendre compte en fait…La vie est faite ainsi…
Ce n’était pas vraiment clair, mais au moins c’était dit. Je ne savais plus m’y prendre d’un coup. Marchander avec un milliardaire c’est dur, parler au femmes c’est dur, mais marchander avec un milliardaire mais en plus lui parler en mesurant ses paroles parce que c’est une femme très séduisante, alors là, c’est mission impossible. Je décidais pourtant de me lancé.
-Eh bien, contrairement à vous, je n’ai pas d’argent. Pas encore. Je suis arrivé ici parce que j’en avais, pas mal d’ailleurs, mais il y a eu des contre temps. Heureusement je m’en suis sortit. Je viens ici plus pour vous demandez un service. Fournissez moi, et je vous garanti que vous gagnerez beaucoup.
Elle me regarda bizarrement, elle avait raison. Mais je crois que le fait que notre rencontre se soit faite avant que l’on sache qui était réellement l’autre était un avantage. Parce qu’on voyait qu’elle hésitait entre me prendre pour un homme d’affaire ridicule à qui on ne fait pas de prêt car il n’a aucune garantie valable, ou bien faire une faveur à mes beaux yeux de jeune homme. Autant qu’il plairait à beaucoup d’homme de lui faire quelques faveurs à elle aussi…
Je ne put m’empêcher de la regarder en souriant, puis de rire. Elle le regarda et rit aussi. On était des petits, qui jouaient au grand… Mais au fond ne passons nous pas toutes notre vie à nous déguisé en adulte ? Elle hésita un moment puis me demanda :

-Vous voulez qu’on en discute chez moi ?


Ce qui suivit ne regarde personne. Tout ce que je peux dire c’est que je suis partie le lendemain avec un contrat signé, comme quoi je recevrai beaucoup, beaucoup, beaucoup d’alcool de différent types (pas ménagers par contre) et beaucoup, beaucoup, beaucoup de drogue. Malheureusement, je n’avais pas encore trouvé le moyen de faire venir ma marchandise en évitant tous les contrôles douaniers. Je donnerai le feu vert à Suzie dès que ça sera fait. En attendant il fallait que je me creuse les ménages pour trouver une solution.
D’un point de vue plus intime, je venais de passer la plus belle nuit de ma vie, et j’avais la ferme attention de retourner très vite à Cuba. Que ça soit pour affaire, ou pas.

_________________
Al The Bloody
I'm Gonna Make him an offer he can't refuse...
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Visite à Cuba

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