Un homme venait juste de se planter devant la vitre. Il regardait notre voiture. Dehors il pleuvait à grosses gouttes, et chacune d’entre elles, tellement froide et tellement rapide, te transperçait le peau comme des lames de rasoirs. Pour l’occasion je m’étais mis sur mon 31. Un complet noir, avec de fine rayure blanche, tel un vrai gangster. Et j’avais même le chapeau. Le chapeau de mafieux italien… Clemenza sortit de la voiture, c’est lui qui conduisait. Il était habillé comme à son habitude, avec un long manteau beige avec un chapeau assorti. Il sortit et m’ouvrit la porte. Je sortis et à ma suite, arrivèrent Lucien et Vincent. Nous fûmes vite trempés. Je rentrai dans le fameux Breezway Club et je m’avançais. Je pouvais entendre dans les escaliers des pas précipités. Puis la voix forte de Charlie qui grondait à ses hommes des ordres. Plus il descendait et plus les voix se faisaient claires.-Qu’est ce que vous foutez bande d’imbéciles, je vous ai dit de ne pas me déranger ! Vous avez intérêt à me donner de bonnes raisons sinon…
Il arriva en bas, et à se moment si tout le monde put entendre des froissements et crissements venant du gramophone, puis la musique s’arrêta. Charlie redressa la tête et nous vit. Moi en tête, mes hommes disposé derrière moi, prêt à bondir. Coleman fit un pas en avant et d’un ton sarcastique ma lança :-Monsieur Marino, on vient prendre un verre ? De l’eau ? C’est ce dont vous êtes habitués en ce moment non ? Toi et tes hommes ?
A ce moment ci on tous les hommes de Coleman rirent. Il reprit.-Si tu veux on te le sert avec des balles, on a tous ce qu’il faut pour de les envoyer dans ta salle caboche !
, son regard était devenu meurtrier et personne ne rit cette fois, J’espère que tu n’as pas peur de la mort !
-Et toi ?
Lui rétorquai je.-Moi ?
-Oui toi… Tu n’as pas que des amis dans cette ville.
Il s’avança alors et se mit en face de moi.-Je suis le plus grand des gangsters de cette époque, je CONTRÔLE cette ville, dis moi… Pourquoi j’aurais besoin de toi ?
-Parce que, pas loin derrière toi, il y a Don Richie, et toute sa bande d’Italien, prêt à te transformer en stake haché dès que l’occasion se présentera.
-Je sais qui sont mes ennemis, et ce que j’ai à craindre d’eux, en quoi tu me serais utile ?
-Parce que moi, si tu m’aides ne serais-ce qu’un peu, je peux nous rendre riche… et nous faire dormir sur nos deux oreilles, sans peur de mourir. Imagine un peu...
–à ce moment ci je m’avançai et je me mit à tourner lentement autour de lui sans que celui-ci ne bouge. –… Tous les gangsters italiens de pourchassant, et te tuant. La profondeur du néant… tous tes péchés révélés… et Punis ! Sache que moi, je t’offre une échappatoire…
J’étais à présent juste derrière Charlie, tout près de lui. Chacun des gangsters avaient retenu son souffle, et Coleman n’avait plus rien dit, ne laissant apparaître sur son visage, qu’une expression de grande réflexion. Il pencha la tête sur le côté, et toujours en regardant dans le vide me dit :-Que me proposes tu ?
Je mis la main dans ma poche intérieure, à ce moment les jazzmen s’apprêtèrent tous à sortir leurs armes, mais mes hommes qui les avaient déjà sorti, les pointèrent sur les américains. -Tout doux…
Dit Coleman qui venait de voir que je sortais simplement un papier de ma poche.Je lui tendit simplement, et il le lu…
_________________
Al The Bloody
I'm Gonna Make him an offer he can't refuse...