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 Mon premier coup...

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Al Marino



Messages: 21
Date d'inscription: 11/11/2008
Age: 96
Localisation: Little Italy.

MessageSujet: Mon premier coup...   Jeu 13 Nov - 21:57

San Lucianno street… Une belle rue à l’italienne, par endroit des stands en bois, de fruits et légumes, des passants qui marche paisiblement, sans se soucier des autres. C’est calme, et même si il fait un peu froid, on se plait facilement à sortir le bout de son nez pour aller faire un petit tour. On marche en rêvant de la mère patrie… L’Italie. Parfois le boucher sort de son établissement, il vous salue, toujours heureux de parler à un compatriote. Les vielles mamas de la « pasticeria » sont toutes dehors, à piailler de choses et d’autres en vieux dialectes italiens. Mais je peux vous dire que la qualité de leurs pâtes faites maison est aussi bonne que la quantité de vieux ragots qu’elle débitent à longueur de journée, alors c’est pour vous dire si elle sont bonnes leurs pâtes ! L’épicier est comme d’habitude caché derrière son comptoir comme si sa vie en dépendait. Il ne sortira jamais de son comptoir, il a une matraque posée en dessous, et si il suspecte quelqu’un d’être un voleur, ce quelqu’un ne recevra rien d’épicer, à part le coup de matraque sur la tête. Ce gars est paranno, mais on l’aime bien.
Ahlala… Tout ça c’est chez moi, mais depuis que je suis arrivé, je n’ai pu que constater que la situation n’a fait que s’aggraver… La misère est désormais dans tout Little Italy, elle frappe tout le monde, même ceux qui travail dur. Je n’avais pas à m’en soucier, mes parents on fait fortune quand la situation était encore stable, mais désormais c’est un autre type de misère qui me poursuit.
Désormais je savoure un plaisir d’une absolue beauté. C’est la satisfaction d’obtenir ce qu’on veut. Je me suis toujours tue, je n’ai jamais protesté, et j’ai réfléchis en silence. J’ai haïs secrètement tous les voyous qui me menait la vie dur, sans jamais rien dire, restant honnête et droit. Puis j’ai craqué, et maintenant je suis un meurtrier… Un meurtrier sans remord, qui s’aperçois qu’on peut obtenir satisfaction si on décide de travailler… même si il faut un peut enfreindre certaine règle et faire des choses que la société… désapprouve… C’est pour ça que j’ai pris la décision de continuer, alors je cherche… je cherche Lucien, Lucien a fripouille. C’est à lui qu’il faut s’adresser si on cherche quelque chose de bien à faire quand on débute dans ce métier. C’est un truand, mais il est loyal, et en plus il en sait long sûr la Cosa Nostra… et si on veut des réponses à nos nombreuses question, il y a pas mieux que lui. D’ailleurs je le vois, il est tout près de moi, et par chance, il n’est pas pris, il est seul et fume sa cigarette tranquille.


-Hé Lucien !
-Tiens ! Le petit Marino ! Comment tu vas ? Et la famille ?
-La famille va bien… Et moi aussi… Dit… Faut que je te parle…

Lucien me regarda… Il avait déjà du voir une centaine de jeune lui dire « Faut que je te parle » avec l’air que je devais avoir en ce moment.

-D’abord tu me la conneries que t’as faite, et ensuite je te dirais si je viens que tu me parles…
-Je… Je suis un meurtrier…

Lucien me regarda avec un regard sévère, puis doux.
-T’inquiète, je suis pas flic…
Je rie. Il est marrant Lucien.
-Je veux rentrer dans le métier, je veux pouvoir vivre comme je l’entends, être libre !
-Ouep… Je comprends, mais pour l’instant, même si tu as tué quelqu’un, je peux pas de confier des trucs trop gros… Alors écoute… -Il prend un papier et commence à griffonner dessus- Prend cette adresse, vas voir le mec là bas, il a besoin d’un gars qui ai assez de cran pour faire une livraison. Il te donnera tous les détails après…
-OK… Et après… J’aurais des trucs plus importants…
-Et du calme coco, t’excites pas, dans ce métier, faut pas aller plus vite que la musique si on veut rester entier… Mais si jamais t’es bon, je t’emmènerai voir le patron… et on verra.

Moi qui avais lu récemment que Don Richie, le parrain de la Cosa Nostra, l’actuelle famille la plus importante de Little Italy, avait encore fait des siennes, je me demandait si c’était bien de lui, dont parlait Lucien, quand il disait « le patron »…

-Le patron… ? Don Richie ?
-Haha ! Non pas lui, il y a patron et patron, le grand patron, Richie, il est assis dans son fauteuil, et tente d’arranger les choses, mais il n’a pas la poigne de l’ancien parrain… Solozzo… Mais tout les bons se font descendre si ils font pas attention, et il y en a un, un bon de bon, alors lui c’est un bon américain avec une paire de couille en acier comme on dit… Charlie Coleman… J’espère que t’auras jamais à faire avec lui. C’est lui qui a descendu Solozzo… Et maintenant c’est la « guerre » des gangs… moi je dirais pas que c’est la guerre, mais que c’est la merde plutôt… Le ricain là bas, se prélasse dans l’argent et le jazz, comme il dit lui, sa famille prospère, et nous on crève la bouche ouverte, et il y a des gens, comme notre patron à nous, pas le grand l’autre, qui sont des salaud, et qui en profite… Mais bon, la vie va en avant, et on fait avec. Et si t’es bon tu verra cette crapule, et ensuite on verra… Maintenant prend ça. -Lucien me tend son papier et je le prends.- Fais gaffe à toi, et reviens me voir quand t’as fini ce boulot là.

-Ok vieux merci.

C’était fait, je tourne les talons et réfléchis, ça tourne pas rond pour nous les italiens, et avec ce Coleman qui est si bon, et qui en profite, on est pas sortit de l’auberge. Faut que je me magne, et peut-être que je pourrais bientôt améliorer notre situation à tous… En attendant j’ai une mission à accomplir, il y a un taxi pas loin, je vais le prendre et aller à ce rendez vous. Il a lieu derrière le Resto de Carlo, c’est pas loin… je serais bientôt fixer sur la nature de ce travail…

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Al Marino



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MessageSujet: Re: Mon premier coup...   Sam 15 Nov - 21:59

Après la Livraison.

Après être passé à l’internat de mon lycée pour dire que ce soir je sortais, j’étais retourné près de chez moi, dans la San Luciano Street. Fallais que je vois Lucien, et qu’on cause business, je suis jeune mais je suis pas dupe, c’est pas parce que tous ce qui bosse dans la mafia sont des vieux de 70 piges que je dois me faire traiter comme une merde, je débute, mais après les risques que j’ai pris, 300$ ça répond pas franchement à mes attentes. Maintenant je pourrais plus mettre un pied dans West Ark sans risquer de me faire bastonné par un ricain à deux balles…
Maintenant c’est fini les conneries, je veux voir le foutu patron et rapidement, ce merdeux de Pietro a intérêt à me refiler du bon ce coup ci, pas des livraisons à deux balles… Je suis dans la rue et je vois le Lucien avec toute sa bande de bourré, ils boivent H24 ces mecs.
Je me retrouve devant un carré… Deux mètres sur deux, super costaud…


-On passe pas…
-On passe pas, on passe pas… je passe si je veux, je dois parler à Lucien.
-Il est occupé, alors tu dégage sinon…
J’avais gardé le couteau qui était dans la camionnette, je décide de jouer la provoque, contre un gars bourré qui a pas les idées clairs, je pourrais peut-être passé pour voir Lucien sans trop de problème, je sors donc le couteau et le pointe vers le gars.
-Sinon quoi ?
Le gars est tellement bourré qu’il doit voir deux couteaux eu lieu d’un, il recule d’un pas et dit :
-Cool coco, tu vas le voir ton Lucien.

Je souris, finalement c’est pas dur de jouer au dur… Mais attention à ne pas tomber sur plus gros dur que soit.

-Eh Lucien ! Regarde ça ! –je lui balance les 300$ que j’avais à la tronche.- Tu sais ce que c’est ça ? C’est 300$ de merde alors que quoi ? Alors que je suis aller faire une livraison dans West Ark, avec les jazzmen qui me faisait chié, et les flics qui essayaient de me serrer, j’ai contourner tout les nids de ricains qui aurait pu me causer des problèmes, je ramène tout le fric, et la camionnette intact, un boulot parfait, et puis ensuite ? Ensuite on me donne 300$, « bravo coco c’est bien » et basta ! D’accodac qu’il faut mettre les pendules à l’heure aux petits jeunes, mais moi je veux des boulots, des vrai, je veux me faire du fric, et je veux pas être soumis au trou du’c qui jouent au dur en se prenant pour le bon dieux, moi je joue pas à ce jeu là, si j’ai des comptes à rendre, c’est pas aux merdeux qui dirige et prépare des coups foireux, moi je vais à la source, et j’encule ce qui veulent me barrer la route claire ? Alors un coup comme, ça tu met fait plus !

J’avais tournicoté mon canif pendant tout ce discours préparer à l’avance bien sûr. Je suis pas encore assez bon pour faire ça franco et intimider les gens. Je suis pas patron, je suis rien, mais je veux ce qui m’est du. Il faut pas prendre les gens pour des cons.
Lucien me regarde étonné, puis souris, je ne sais pas pourquoi, sûrement que ça le fait pisser de rire qu’un jeune qu’a pas les couilles descendues se prennent pour un caïd, mais je m’en fou, j’ai était clair.


-Bon les gars on bouge, on va voir Pietro. Il faut lui présenter ce petit jeune, ça vaut le coup.

Lucien me prend par le bras et m’entraîne à une voiture, il me dit rien et me fait rentrer dans la bagnole…

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