Quand je vis ce petit jeune rentrer, je sus tout de suite que c’était lui. J’étais en train de finir une conversation très intéressante avec un inspecteur récemment promu. Inspecteur Harry qu’il s’appel. Un incorruptible. Je lui dis de s’en aller et je laisse rentrer Al Marino, accompagné par Lucien que je connais bien, et le gros Clemenza, qui ne venait plus me voir depuis longtemps.-Al Marino… Un plaisir. Assis toi, qu’on parle un peu…
-Al Marino s’assoit- Alors pourquoi veux tu me voir ?
-Il paraît que c’est vous qui avez les meilleures infos…
-Ce n’est profitable que si on pause les bonnes questions.
-Que fait Don Richie pour rester au pouvoir ?
-Il donne de l’argent au bonne personne, et fais deux trois affaires dignes de ce nom. Pourquoi ?
-Parce que la famille de la Cosa Nostra a perdu beaucoup d’argent ces dernières années, et personne ne se révolte, vous savez pourquoi ?
-Oui, parce que Don Richie sais faire peur quand il le veut. Et je te l’ai dit, il fait quelques affaires qui maintiennent la famille en place…
-C’est pas suffisant, on a des gens prés à bosser, et on reste dans nos rues à rien faire, c’est pas normal…
-Ou veux tu en venir bonhomme ?
-Je veux savoir où je peux me fournir, me fournir en gros. Et je veux savoir comment faire pour me mettre les bonnes relations dans la poche.
-C’est pas dans le pays que tu trouveras coco, ici tu auras des gens pour revendre, des gens qui consomment, et des gens qui travaille pour toi. Mais tu ne trouveras pas la grosse marchandise… Il faut aller dans des endroits bien précis. Pour les relations, rien de tel que de bons moyen de pression… Je peux t’en fournir quelques uns, mais pas beaucoup, sinon mes relations à moi en souffriront…
-Donner moi quelque chose pour la presse…
-La presse tu es sûr ? Moi je t’aurais proposé autre chose, dans la politique, ou autre…
-Non la presse.
Lucien intervient.-Tu devrais l’écouter Al. Il a de bon conseil.
-Le sorcier fait son travail, moi je fais le mien, et j’ai des projets. Dans la presse s’il vous plaît.
-D’accord, voilà un document prouvant que le chef de la presse locale consomme régulièrement de l’alcool. Fais en bon usage.
-Ne vous en faites pas. J’ai un maintenant moi aussi un service à vous rendre…
J’étais très surpris, d’habitude c’est moi qui aide les gens, mais jamais personne ne m’avais proposer de l’aide jusque là. Al Marino s’approcha de moi pour me parler en privé. Il parla bas pour que seul moi entende.-Dans le bureau de Pietro j’ai trouvé une enveloppe contenant des preuves, comme quoi vous vendiez de l’alcool illicitement dans l’enceinte de votre club… Pietro s’apprêtait à envoyer ça à la police, j’ai pris la peine de brûler l’enveloppe, je me suis dit que ça valait mieux pour tout le monde…
-Ah… Et bien…
-Al Marino avait bien joué son jeu, il avait sortit la bonne carte au bon moment, un remerciement était de mise, je sors donc une cassette de mon tiroir et la lui tend.- Tenez, un petit cadeau, en remerciement de notre part.
Al Marino ouvrit le coffret et regarda à l’intérieur.-Cuba ?
-Un certain milliardaire est aller se perdre à la Havane, il cherche quelqu’un de confiance pour acheter sa marchandise… Il vend des produits… Exotiques disons !
-Merci, et à la prochaine.
Al Marino pris le coffret et se retourna et se dirigea vers la porte, mais je le retins avant qu’il s’en aille, je me lève, je vais le voir, je réfléchis un instant et lui murmure à l’oreille :-L'homme le plus riche est celui qui a les amis les plus puissants.
Sur ce il s’en alla avec ses amis, je décidais de le suivre dans la grande salle. A peine fut il sortit qu’une dizaines de brutes se levèrent de mes tables et sortirent leurs armes. Certain criaient « Il a tué Pietro ! C’est un traître ! » D’autres américains prenaient la défense des jazzmen « ils ont tué nos amis, ce sont des assassins ! ». Ils étaient tendus, la Thompson de Lucien n’avait plus d’effet, et s’ils ne s’en allaient pas maintenant il y aurait de la bagarre, et moi je suis neutre, j’ai horreur de ça. Je m’emporte et crie :-Pas de ces injures dans ma maison !
La musique s’arrête, tout le monde se tait. Ils savent bien qu’ici s’est neutre, et que je m’emporte facilement. Mais l’un d’entre eux, un insouciant s’excita de trop.-Je m’en fou de ces conneries, je vais les tuer.
L’homme essaie de sortir son flingue, mais à peine ai-je claqué des doigts, que mon garde lui tire deux balles dans les torses. Certaines personnes crient de peur, d’autres écarquilles de grands yeux. Mais la plupart des invités savent que la neutralité c’est ma devise, pas de bagarre dans mon club.-Ricardo, dégage moi cette merde. Vous partez.
Al Marino ne se fait pas prié, il sort, je le vois rentrer dans sa voiture et s’en aller. Ce petit va devenir rapidement riche, et bientôt, très bientôt, on se reverrait.